La Publication

(Voici un article que j’ai écrit sur mon premier blog qui n’existe plus maintenant, c’était le 26/11/2017)

Bonjour à tous, j’espère que vous continuez d’écrire, moi en tout cas, oui ! Plus que jamais.

J’ai récemment envoyé une nouvelle pour un appel à textes pour un éditeur.

J’avoue que lorsque j’écris une histoire et que je l’envoie/publie, j’ai toujours peur qu’on me réponde un truc du genre : « C’est tout pourri ce que tu écris, tu devrais arrêter et allez te faire pendre ».

On est bien d’accord que de toute façon, normalement, jamais personne ne dirait une chose aussi ignoble (quoi que, il y a des gens pas très sympas sur cette magnifique planète). On préférerait une critique constructive qui nous permettrait de travailler son écriture. Les dialogues, les personnages, le récit, le vocabulaire, les scènes, l’intrigue, etc. C’est impossible que le texte en entier soit mauvais.

Mais j’ai tout de même un gros doute au moment d’envoyer mon texte aux éditeurs. Quelque chose qui bloque complètement et qui empêche d’envoyer la nouvelle. Puis on se dit que si on ne l’envoie pas, on ne sera jamais alors on l’envoie et on attend. On attend. Je crois que ce moment d’attente est terrible, chaque seconde qui passe en étant conscient que l’on a envoyé notre nouvelle (oui car par moments on pense à autre chose heureusement), ces secondes qui défilent sont pour nous un magnifique moyen de nous torturer.

Pourquoi n’appelle-t-il pas ? Pourquoi ne m’envoie-t-il pas de réponse par mail (positive ou négative, peu importe) ? Oh oui, ma nouvelle n’est pas terrible, mes scènes sont pauvres, mes personnages sont vides, je suis nul ! Et l’on est assailli par un questionnement interne sévère. Mais pourquoi fait-on ça ? Pourquoi se torture-t-on dans ce genre de circonstance ? Comme dans l’attente d’une réponse à un poste que l’on convoite. Est-ce si important de savoir ce qu’un inconnu pense de notre texte ? Pourquoi laisser sa carrière d’écrivain voler en éclat pour un texte qui n’a pas fonctionné ?

Bon nombre de bons écrivains ne font pas toujours des textes qui fonctionnent. Remarquer que j’utilise le terme « bons écrivains » et pas « écrivains d’exceptions ». Quoique même Stephen King ait galéré avant de publier son premier roman « Carrie ». Il en a envoyé des tonnes de nouvelles, d’ailleurs, peut-être qu’à force d’envoyer des textes, je ne ressentirais plus cette crainte. Ou bien ce serait l’inverse, à force d’en envoyer et de recevoir des refus, peut-être que le moral s’épuise.

Enfin je n’en suis pas là, j’écris, encore et encore. Je continue de travailler mon vocabulaire et les aspects de personnages, de dialogues, de scènes, etc. Ce n’est pas évident, car lorsque l’on est plongé dans l’histoire, l’on ne distingue pas certains petits détails. C’est pourquoi il est bien d’avoir quelques premiers lecteurs.

Ces lecteurs vous donneront un avis, pas toujours objectif, car tout le monde n’est pas critique d’art. Tout du moins, cela nous permettra de retravailler (ou non, c’est nous le boss 😜), certains aspects du texte, des choses que nous, qui avions le nez dessus des heures durant, n’avions pas remarqué. Je veux parler de petites incohérences, de répétitions, des fautes de style.

L’un des conseils de Stephen King que j’adore est celui de laisser reposer un premier jet suffisamment longtemps pour avoir une sensation de nouveauté en le relisant. Ceci améliorera l’efficacité de la phase de réécriture. Pour un texte long, genre roman, il préconise 7 à 8 semaines d’isolement pour le manuscrit. Moi, pour un texte plus court, je laisse reposer mes premiers jets 14 jours minimum. Pendant ce temps j’écris d’autre premier jet.

En tout cas, concernant le refus ou l’attente d’une réponse, le fait que je commence à peine le métier d’écrivain, est peut-être moins tragique moralement pour moi, que pour quelqu’un qui tente de percer ce merveilleux monde qu’est la fiction depuis de nombreuses années.

Quoi qu’il en soit, persévérez ! Continuez d’écrire quoi il arrive, votre texte est toujours un bon texte pour certaines personnes. Et puis, nous écrivons pour les autres, après tout. Un écrivain qui écrit pour lui (qui ne montre pas son texte) est semblable à un médecin qui se refuse à soigner autrui.

J’espère que cet article vous a plu.

Je vous souhaite à tous une agréable journée et écrivez bien ! 😊

François.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *