L’attaque du Doute Tueur !

(Voici un article que j’ai écrit sur mon premier blog qui n’existe plus maintenant, c’était en octobre 2017)

Bonjour à tous, dans cet article, je vais vous parler du doute qui s’installe confortablement en nous lorsque nous écrivons.

J’ai déjà entendu parler de doute en écriture, lorsque j’ai lu des bouquins sur le sujet. Certains auteurs en parlaient comme d’une plaie, d’un monstre. Il peut effectivement être vu comme ça. Il s’agit en fait de notre sens critique, de notre nous intérieur qui nous harcèle et nous dit que ce que nous faisons est nul et que cela ne vaut pas la peine de continuer à écrire. Je parle d’écriture, mais cela s’applique à tout ce qu’un humain peut faire, même si on le retrouve le plus souvent dans le domaine créatif ou spirituel.

Le doute est comme un parasite qui s’installe chez nous, au début il dort par terre et nous demande à manger et pour finir il nous prend notre lit et il se sert tout seul dans le frigo. Il peut détruire des gens et des carrières.

Dans l’écriture, cela peut être vu par de simple : « Ce nom de personnage est bizarre non ? », et après 20-30 minutes le nom ne nous plaît toujours pas. « Mon histoire, est-elle bien dans le thème imposé ? ». « Mon histoire, est-elle bien ? ». « Ne puis-je pas l’améliorer encore un tout petit peu ? ». Et ces morceaux de doute peuvent se transformer un jour par un « Je suis vraiment trop nul ! Je n’arrive à rien, j’arrête définitivement d’écrire ! ».

Bien évidemment, nous sommes tous soumis au doute car personne ne souhaite être critiqué en mal. On recherche les louanges, et de ce fait, on se critique nous-même avant que quelqu’un d’autre ne le fasse, afin d’améliorer notre texte. Si nous avons des doutes sur une œuvre et que nous la montrons à d’autres, on va même jusqu’à dire des phrases du genre : « J’ai fait ça rapidement » ou « Ça mérite de toute manière plus de travail ». On informe juste l’autre qu’il ne doit pas être trop dur avec nous-même car notre doute est là, bien au chaud.

Un seul faux pas et nous arrêtons.

Ce serait dommage car c’est grâce à la répétition que nous devenons meilleurs. Ce maudit doute peut nous couler sans que nous nous en apercevions. « Bof, de toute façon ça n’a jamais été pour moi, je n’aime pas dessiner ». « J’aimerais écrire un roman mais je n’ai pas le don, je suis nul »

Combien de gens abandonnent à cause du doute ?

La mauvaise nouvelle est que ce doute est là car nous sommes conscients du monde qui nous entoure, faire de l’art c’est avant tout la montrer au monde et donc être critiqué, obligatoirement.

Faire de l’art pour soi ne fait aucun sens. Que ce soit un sublime morceau de musique, une magnifique peinture, une solide sculpture ou bien un texte qui nous retourne les tripes, c’est décidément par pour nous que nous la faisons.

La montrer au monde signifie se dévoiler, comme dit un auteur, c’est se mettre tout nu sur une scène. C’est donc normal que le doute joue un rôle énorme dans le processus de création.

C’est pour ça qu’il suffit de se dire que personne n’est parfait. Écrivez publier. Peignez montrer. Composez faites écouter. Ce doute sera de toute manière, toujours présent, comme un ami qui squat chez vous en attente d’un travail et qui est toujours là 6 mois plus tard. À un moment, à force de ne plus lui allumer le chauffage, de ne plus lui remplir le frigo, il finira par partir. Mais il ne sera jamais très loin car le doute, on l’a, on le garde !

Laissez le doute tranquille et il vous laissera tranquille. Si vous voulez écrire, écrivez, publiez ou envoyez vos textes à des concours ou des appels à texte. Puis recommencez, encore et encore. Je vous souhaite de réussir.

J’espère que cet article vous aura plu et bonne écriture à tous.

François.

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