Un Texte Difficile ?

(Voici un article que j’ai écrit sur mon premier blog qui n’existe plus maintenant, c’était le 24/12/2017)

Bonjour à tous, aujourd’hui, je vais vous parler des difficultés que j’ai rencontrées avec un texte.

C’était une nouvelle pour un appel à textes pour les éditions mots et légendes. Le thème était « Chevalier/Chevalier noir ». J’ai eu connaissance de cet AT mi-octobre et j’ai commencé à me pencher dessus début novembre. C’est la première fois qu’un texte me donne autant de mal.

Je suis encore en phase de réécriture à l’heure actuelle et cette nouvelle m’a donné pas mal de fil à retordre, mais le temps imparti pour l’AT se terminera le 31 décembre et je ne leur enverrais pas mon texte pendant les fêtes. Je le publierai sur Wattpad plutôt, lorsqu’il sera terminé.

Je comprends mes erreurs sur ce texte et je voulais vous en parler. Effectivement, une fois l’idée trouvée, je l’ai titillé un peu mais sans trop insisté. Dans le fond cette idée me paraissait excellente ! J’ai donc commencé le premier jet sur le coup.

En fait, cette façon de faire fonctionne pour moi sur des textes plus courts : moins de 15 000 caractères. Mais celui-ci devait en comporter moins de 70 000.

Lorsque j’ai écrit « Le Combat » ou « Le Fourre-Tout » (qui font à peu près 50 000 caractères chacun), j’avais fait autrement et je m’en étais mieux sorti.

Après avoir trouvé l’idée de la nouvelle, je la triture un peu dans tous les sens jusqu’à savoir exactement de quoi je veux parler. Après ça, je rédige un pitch.

Le pitch résume en quelques lignes de quoi parlera l’histoire. Il doit décrire à quoi le personnage va faire face et donner une résolution de l’histoire. Ce pitch est pour l’auteur et n’a rien à voir avec le résumé que l’on fait sur la quatrième de couverture d’un livre :

« Gilfrid et Tarna, père et fille, se mettent en chasse d’un des leurs à la suite d’un meurtre. Ils vont traverser de nombreuses embûches et le pays tout entier pour enfin découvrir la vérité ». (Ça, c’est plutôt un résumé pour les lecteurs. Je ne mets pas le pitch de mon histoire pour ne pas vous spoiler)

Le pitch doit donner une direction à suivre pour l’auteur lors de la rédaction du synopsis.

Le synopsis est une aide pour l’auteur encore une fois, pas pour les lecteurs. À l’aide du pitch, il va rédiger un synopsis détaillé qui va expliquer en une ligne chaque scène de l’histoire. Il n’a pas besoin d’être très complet, c’est juste pour aider lors du premier jet :

  • Gilfrid va chercher sa fille et découvre un cadavre.
  • Une personne leur dit que l’assassin s’est enfui vers la forêt.
  • Ils décident de partir le retrouver pour en apprendre davantage.
  • Etc. (jusqu’à la fin de l’histoire).

Je sais que beaucoup écrivent à peu près de cette manière et que beaucoup d’autres préfèrent directement écrire le premier jet après avoir une idée (les jardiniers), mais moi j’en suis incapable. Je fais partie de ceux qui pensent que la créativité doit être un minimum dirigé, encadré (les architectes). (En tout cas, j’en ai fait les frais sur ce texte-là 😊).

Lorsque j’écris un pitch et un synopsis, j’écris mes premiers jets assez rapidement. Ma créativité ne vagabonde pas dans des milliers de personnages secondaires ou de multiples décors. Je sais que le gars sera chauve par exemple ou que le combat se passera dans la jungle etc. Ma créativité est dirigée et cela fonctionne beaucoup mieux ainsi. Enfin, encore une fois, je parle pour moi, je peux comprendre que des auteurs travaillent différemment.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas fait ça pour ma nouvelle. J’ai trouvé l’idée, je l’ai trouvé génial et hop, je suis passé au premier jet. Le souci est que, à la fin de mon histoire, pour écrire la scène finale, je me suis dit :

« Hum, non ce n’est pas terrible, cela ne me plaît pas, le personnage n’est pas crédible » Enfin bref, j’étais rongé par le doute.

J’ai décidé de réécrire la fin mais ça a changé toute mon histoire et c’est à partir de ce moment que j’ai commencé à buter sur l’histoire. J’ai été obligé de retravailler l’idée de base, de faire un pitch puis un synopsis pour enfin refaire un premier jet. Maintenant, ma nouvelle est presque terminée et elle sera bientôt disponible. (en 2022, elle ne l’est toujours pas 😜)

En tout cas, je sais maintenant que pour les textes assez longs, je dois travailler méthodologiquement : Idée, pitch, synopsis, premier jet. En faisant ainsi, j’ai de bon résultat à la fin de mon premier jet.

Et puis grâce au synopsis, qui détaille l’histoire dans les grandes lignes, je me rends mieux compte si mon histoire tient la route ou pas. Cela évite de mettre plusieurs heures de travail à la poubelle.

J’espère que cet article vous a plu et n’hésitez pas à me dire en commentaire quelle est votre façon d’écrire à vous. Jardinier ou architecte ?Ou même si vous avez déjà buté sur un texte.

Je vous souhaite un joyeux noël à tous.

François.

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